Qu’est ce que CCPAC
Imaginez être victime d’une infraction commise par une personne qui traverse la frontière pour échapper à la justice.
Face à ce type de criminalité transfrontalière, aucun pays ne peut agir seul. C’est pourquoi les États d’Afrique centrale ont créé le Comité des Chefs de Police d’Afrique Centrale (CCPAC).
Le CCPAC est un organe régional de coopération policière qui rassemble les directeurs généraux de police des pays d’Afrique centrale. Son rôle est de renforcer la collaboration entre les forces de sécurité afin de prévenir, détecter et combattre efficacement les menaces communes.Rattaché au dispositif de sécurité de la CEMAC, le CCPAC favorise le partage d’informations, la coordination des enquêtes et l’organisation d’opérations conjointes pour lutter contre la criminalité qui dépasse les frontières national
Quelles sont les instances du CCPAC?
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Secrétariat Permanent
Le Secrétariat Permanent est l’organe administratif central du CCPAC. Il assure la coordination quotidienne entre les pays membres, prépare les réunions des Chefs de Police, suit l’application des décisions prises et centralise les informations nécessaires à la coopération policière régionale.
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Comités d’Experts Nationaux
Chaque pays membre dispose d’un Comité d’Experts Nationaux composé d’officiers spécialisés. Ces experts analysent les enjeux de sécurité, préparent les positions de leur pays, proposent des mesures d’amélioration et veillent à la mise en œuvre des décisions du CCPAC au niveau national.
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Sous-Comité “Législation et Suivi”
Ce sous-comité est chargé des aspects juridiques de la coopération. Il travaille à l’harmonisation des législations, examine les obstacles juridiques éventuels et veille au suivi des accords ou décisions adoptés afin de renforcer la cohérence des actions policières entre les États.
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Sous-Comité “Formation et Opérations de Police”
Ce sous-comité s’occupe du volet technique et opérationnel. Il identifie les besoins en formation, coordonne les formations conjointes, prépare les opérations policières régionales et veille au bon déroulement des actions menées en commun par les forces de police.
Historique
Le Comité des Chefs de Police d’Afrique Centrale, en abrégé CCPAC, voit le jour le 10 avril 1997 à Brazzaville au Congo. C’est le fruit d’une volonté affirmée de coopération active entre l’Organisation Internationale de Police Criminelle (OIPC-Interpol) et l’ensemble des pays de la Sous-région d’Afrique Centrale.
La création du CCPAC et le programme d’action qu’il poursuit depuis répondent à des impératifs du contexte de développement des pays d’Afrique centrale, dont l’une des orientations reste la recherche de solution aux problèmes de criminalité et de sécurité publique. Le CCPAC dispose d’une Constitution, d’un Règlement Intérieur, d’un Accord de Coopération en matière de Police Criminelle ainsi que d’un Hymne.
Il faut dire que, partout dans le monde, à chaque fois que la criminalité et les violences prennent une certaine dimension, ce sont les services de sécurité qui sont les premiers indexés ; ce qui, dans une certaine mesure, se justifie en raison de leurs fonctions régaliennes. C’est donc consciente de ce rôle dans le maintien de la sécurité dans les cités modernes que les communautés policières tentent de répondre aux attentes des autorités et des populations, en essayant de s’organiser au mieux, d’adapter leurs moyens, leurs forces à l’évolution du phénomène de la criminalité aux niveaux national et régional.
Objectifs
Le Comité des Chefs de Police d’Afrique Centrale (CCPAC) a pour objectifs :
- d’améliorer la coopération entre les services de Police des États de l’Afrique centrale ;
- de renforcer leur efficacité dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la criminalité transfrontalière dans la sous-région ;
- de permettre un maximum d’efficacité dans les différentes interventions de la Police, tout en respectant les lois et règlements, ainsi que les droits de l’homme ;
- de conduire à la revalorisation de la coopération sous-régionale qui doit transcender les égoïsmes nationaux ;
Raisons d’être
L’ampleur que connaît le problème de la criminalité dans la Sous-région d’Afrique Centrale devient de plus en plus préoccupant et prend des formes aussi diverses que variées.
L’Afrique centrale est devenue le lieu où sévissent des bandes armées, encore appelées « coupeurs de route », des bandits de grand chemin, des passeurs de drogue, des trafiquants de femmes, d’enfants, d’organes humains, des prises d’otages et des attaques terroristes perpétrées par la secte Boko Haram. Bien que saluée par plus d’un, la mondialisation ne manque pas d’introduire dans nos différents États de nouvelles formes de criminalité, à l’instar de la pédophilie, la cybercriminalité, les enlèvements de personnes, pour ne citer que ces fléaux-là.
La criminalité internationale a pris une envergure telle que, sans un cadre de réflexion appropriée, il serait irréaliste, pour chacun de nos États, de s’y attaquer individuellement. D’où la raison d’être du Comité des Chefs de Police d’Afrique Centrale (CCPAC).